Wallerstein Immanuel

Immanuel Wallerstein est né à New York en 1930. Sociologue, il a fait ses études à l'Université de Columbia, à New York, où il obtient un doctorat en 1959. Il travaille ensuite comme maître de conférences jusqu'en 1971, date à laquelle il devient professeur de sociologie à l'Université McGill à Montréal. À partir de 1976, il travaille comme professeur de sociologie à l’université de Binghamton (SUNY), jusqu’à sa retraite en 1999. Il fut en outre le directeur du centre Fernand Braudel pour l’Étude de l’Économie, des Systèmes historiques et des Civilisations. Il occupa par intermittence le poste de Directeur d'études associé à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris et fut également le président de l’Association internationale de sociologie entre 1994 et 1998.

Il fut expert des affaires post-coloniales africaines, continent sur lequel il a résidé de nombreuses années. Au début des années 1970, il commença à se distinguer comme historien et théoricien de l’économie mondiale capitaliste au niveau macroscopique. Sa très précoce critique du capitalisme mondial et son support des « mouvements anti-systémiques » firent de lui, au même titre que Noam Chomsky et Pierre Bourdieu, l’éminence grise du mouvement altermondialiste. Il fut l'un des signataires du manifeste de Porto Alegre du Forum social mondial.

Wallerstein a rejeté complètement la notion de « Tiers-Monde » et affirme qu’il n’existe qu’un seul monde connecté par un réseau complexe de relations d’échanges économiques. C'est-à-dire une « économie-monde» ou «système-monde» dans lequel la dichotomie du capital et du travail ainsi que l’accumulation du capital par des agents en concurrence (qui historiquement comprenait les nations-États et non pas limité aux nations-États) résulte par des frictions.

Une quinzaine de ses ouvrages sont traduits en français.


Les ouvrages de cet auteur :