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Le livre

C’est à travers quelques exemples rendus révélateurs que l’on appréhende le mieux la circulation des objets culturels d’un bout à l’autre de l’ancien « Turkestan oriental » : un humble légume recèle des mystères ; la physiognomonie du cheval relève d’un art divinatoire dont témoignent des ouvrages sur lattes de bambou ; des poupées retrouvées le long de la route de la soie conservent la mémoire de pratiques d’exorcisme… Surtout, l’archéologie de la Chine médiévale apparaît intimement liée à la question de la transmission de l’écrit. On a retrouvé à Turfan des versions différentes de textes aussi fondamentaux que le Livre des Han, ouvrant des perspectives nouvelles sur la philologie des Classiques qui s’y trouvent cités. Par touches successives, Yu Xin dégage les caractéristiques d’une archéologie prometteuse, celle de ces territoires désertiques du nord-ouest de la Chine qui, reliant le pays au reste de l’Eurasie, furent de brillants foyers de civilisation au temps de la route de la Soie....

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